Un colloque au cœur du débat européen
Le colloque CYBERLEX réunit chaque année les acteurs du droit, de la technologie et des politiques publiques autour des grandes questions de cybersécurité et de régulation numérique. Cette édition pose une question qui divise autant qu'elle rassemble : la souveraineté numérique européenne est-elle une ambition réelle ou un effet d'annonce ?
« Souveraineté numérique européenne : terre promise ou mirage ? »
C'est dans ce cadre que Gaspard Bonnot interviendra aux côtés d'autres acteurs de premier plan pour débattre des conditions concrètes, techniques, juridiques et opérationnelles, qui rendent possible ou illusoire une véritable autonomie numérique européenne.
Les participants à la table ronde
Quatre voix complémentaires, issues des mondes industriel, académique et politique, pour croiser les regards sur la souveraineté numérique.
La conviction qui a fondé DIV Protocol
Derrière la présence de Gaspard Bonnot à cette tribune, il y a une vision construite dès la création de DIV Protocol : la souveraineté numérique ne peut pas rester un argument marketing. Elle doit être adaptée techniquement aux réalités des professions réglementées.
Avoir des serveurs en France ne suffit pas si les clés de chiffrement restent dans les mains d'un tiers. Nous avons fait le choix inverse : zéro accès à vos clés. Jamais.
Ce positionnement distingue DIV Protocol d'une majorité d'acteurs qui misent sur la localisation géographique comme garantie suffisante. La question n'est pas de savoir où se trouvent vos données, mais qui peut y accéder.
Dans un modèle cloud traditionnel, l'entreprise n'est pas propriétaire de sa sécurité : elle est locataire d'une confiance fragile, que l'hébergeur peut rompre volontairement ou sous contrainte légale, y compris en application du Cloud Act américain.
L'architecture Zero-Knowledge de DIV Protocol élimine ce risque à la racine. Le chiffrement s'opère côté client, avant que la donnée ne quitte le poste de travail. L'hébergeur ne voit jamais le contenu en clair. Et même sous injonction légale, il n'a rien à transmettre.
Pourquoi ce débat arrive au Sénat
La présence de ce débat au Sénat traduit une prise de conscience institutionnelle qui s'accélère. Le rapport ANSSI 2025 a documenté une montée en puissance des opérations d'espionnage industriel visant les entreprises et cabinets français. Les secteurs les plus exposés, droit, santé, défense, finance, sont précisément ceux où la confidentialité des échanges est une obligation professionnelle, et non un simple souci de confort.
La question posée par CYBERLEX, « terre promise ou mirage ? », est fondamentalement technique autant que politique. Une souveraineté numérique qui reposerait uniquement sur des déclarations d'intention ou sur la géographie des serveurs ne résiste pas à l'analyse. Elle doit être prouvable, cryptographiquement.
Ce que nous défendrons à cette tribune : la souveraineté numérique est un fait technique avant d'être un discours politique. Elle se démontre dans l'architecture, pas dans les brochures.
De la tribune au quotidien des cabinets
Ce que DIV Protocol apporte au débat, ce n'est pas une position idéologique : c'est un retour d'expérience opérationnel, construit depuis les cabinets d'avocats, d'experts-comptables et d'autres professionnels réglementés qui ont adopté la solution au quotidien.
Cette liberté, celle de contrôler totalement ses clés de chiffrement, a été traduite en un outil concret, implanté dans les pratiques des cabinets français. C'est cette réalité de terrain, entre conviction technique et application métier, que Gaspard Bonnot portera devant les sénateurs, juristes et industriels réunis le 22 juin.
